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Temps modernes

SIRVEN

    SIRVEN, Elisabeth (Castres ? – Saint-Alby/Mazamet, 16 décembre 1761). Deuxième fille de l’archiviste notarial français Pierre-Paul Sirven. Handicapée mentale et de confession protestante, elle est contrainte par l’ordre des Dames Noires de séjourner dans leur couvent où elle est maltraitée et convertie de force au catholicisme. Elle s’enfuit et se jette de désespoir dans le puits de son village. On découvre son corps le 3 janvier 1762 et les Sirven sont aussitôt poursuivis pour meurtre mais ils réussissent à s’enfuir en Suisse où ils contactent Voltaire devenu célèbre depuis l’affaire Calas. Il prouvera le suicide et fera réhabiliter Sirven et sa famille en 1771.

    SOUBRANY

      SOUBRANY, Pierre-Aimable de (Riom/Auvergne, 17 septembre 1752 – Paris, 17 juin 1795). Militaire et révolutionnaire français. Arrêté comme émeutier du 1er Prairial an III (20 mai 1795) avec son concitoyen et ami Gilbert Romme, il est condamné à la guillotine. Avec ses amis Bourbotte, Duquesnoy, Goujon et Romme, il se poignarde à l’aide d’un canif dans l’escalier qui les conduit au supplice. Mortellement blessé, il meurt dans la charrette et c’est un cadavre qui sera néanmoins guillotiné.

      SUCKLING

        SUCKLING, Sir John (Whitton/Middlesex, 10 février 1609 – Paris, 1er juin 1642). Chevalier et poète anglais. Ayant comploté pour délivrer son ami Thomas Wentworth emprisonné à la Tour de Londres, il doit fuir en France où il s’attire les foudres de l’Inquisition pour sa relation scandaleuse avec une aristocrate espagnole qu’il a enlevée à son époux. Ce qui explique peut-être son suicide par empoisonnement.

        SUSHKOV

          SUSHKOV, Mikhaïl Vassilyevich (Russie, 1775 – Moscou, 1792). Aristocrate, poète et écrivain russe, auteur d’un unique roman « Le Werther russe » publié posthumément en 1801. A l’instar du héros malheureux de Goethe, après avoir écrit quatre notes d’adieu, il se tue d’un coup de feu.

          TAKEDA

            TAKEDA, Katsuyori (Province de Kai, 1546 – Mont Tenmoku/Province de Kai, 3 avril 1582) Samouraï japonais de la période Sengoku, après la mort de son frère aîné Takeda Yoshinobu en 1567, il devient le daimyo du clan Takeda mais vaincu en 1582 par les armées d’Oda Nobunaga et de Tokugawa Ieyasu à la bataille de Tenmokuzan, il se fait hara-kiri avec son fils.

            TAKEDA

              TAKEDA, Nobukatsu (Province de Kai, 11 décembre 1567 – Mont Tenmoku/Province de Kai, 3 avril 1582)  Daimyo japonais du clan Takeda à la fin de la période Sengoku. Après le suicide de son oncle Takeda Yoshinobu en 1567, il prend la tête du clan mais vaincu à la bataille de Tenmokuzu par les troupes d’Oda Nobunaga, avec son père Takeda Katsuyori, il doit commettre le seppuku mettant ainsi définitivement fin au clan Takeda.

              TAKEDA

                TAKEDA, Yoshinobu (Province de Kai, 1538 – Province de Kai, 19 novembre 1567) Samouraï et daimyo japonais de  l’époque Sengoku, chef du clan Takeda. En rébellion contre son père, il est capturé par le général Obu Taramara et plus tard contraint au seppuku. C’est son neveu Takeda Nobukatsu qui lui succèdera à la tête du clan.

                THEOGENES

                  THEOGENES, Personnage créé en 1585 par Miguel de Cervantes pour sa pièce de théâtre « Numance » dans laquelle il est le chef des Ibères révoltés contre le joug de Rome. Numance fut assiégée en 134 BC par Scipion l’Africain. Vaincue par la famine, la ville tomba à l’été 133 BC mais les Numantins préférèrent  bouter le feu à la cité avant de se suicider en masse plutôt que de se rendre.

                  TOKUGAWA

                    TOKUGAWA, Tadanaga (Japon, 1606 – Prison de Takasaki/Gunma, 5 janvier 1634) Daimyo japonais du début de l’ère Edo. En conflit avec son frère aîné, il est vaincu et emprisonné en 1631, assigné à résidence en 1632 puis forcé au seppuku.

                    TONE

                      TONE, Théobald Wolfe (Dublin, 20 juin 1763 – prison de Dublin, 12 novembre 1798). Homme politique et soldat indépendantiste irlandais. Fuyant les Anglais, il s’allie à Napoléon 1er pour envahir l’Irlande, mais l’expédition rate et il est capturé par les Britanniques. Condamné à mort, il réclame d’être fusillé comme soldat et non pendu comme renégat. Mais ayant néanmoins était condamné à la pendaison, il se taillade la gorge avec un canif. Il succombera à ses blessures le 19 novembre.

                      TORII

                        TORII, Mototada (Okazaki/Aichi, 1539 – Château de Fushimi/Kyoto, 8 septembre 1600) Samouraï japonais lié au clan Torii à la fin de l’époque Segoku. Commandant la garnison de 2000 guerriers du château de Fushimi, qui défend la cité impériale de Kyoto, il est assiégé par une armée de 40 000 hommes. Au bout de onze jours, il ne lui reste que dix samouraïs, bien que criblé de flèches, il parvient à se faire seppuku en compagnie de ses dix derniers fidèles. Son hara-kiri reste l’un des plus respectés du Japon : « J’affronterai ici les forces du pays tout entier et je mourrai de façon resplendissante ». 

                        TOYOTOMI

                          TOYOTOMI, Hideyori (Château d’Osaka, 29 août 1593 – Château d’Osaka, 4 juin 1615) Udajin –  haut fonctionnaire –  japonais en butte aux menaces du shogun Tokugawa Ieyasu qui l’attaque dans son château, vaincu, il se réfugie avec sa mère Yodo-Dono dans le donjon où ils se firent hara-kiri mettant ainsi fin au clan Toyotomi.

                          TRINCHERA

                            TRINCHERA, Pietro (Naples/Campanie, 11 juin 1707 – Naples, 12 février 1755) Dramaturge et librettiste italien souvent en butte à la censure du clergé napolitain.  Il reprend la direction du Théâtre napolitain des  Fiorentini en 1747 mais il fait faillite en 1755. Saisi et ayant englouti la dot de sa femme, il s’empoisonne.

                            UESUGI

                              UESUGI, Kagetora (1552 – Otate, 1579). Samouraï japonais au service du Daimyo – seigneur de la guerre – Uesugi Kenshin. Assiégé et défait en 1578 par son cousin, Kagekatsu Uesugi dans son château d’Otate, il commet le seppuku l’année suivante.

                              VALAZE

                                VALAZE, Charles-Eléonore du Friche de (Alençon/Basse-Normandie, 23 janvier 1751 – Paris, 30 octobre 1793). Militaire et homme politique révolutionnaire français. Arrêté sous la Terreur, il se poignarde subrepticement au cœur à l’aide d’un stylet à la lecture du verdict qui le condamne à la guillotine. – « Oh quoi, Valazé, tu faiblis ? lui dit Brissot en s’efforçant de le relever. — Non, je meurs, répond Valazé », et il expire. Mais son cadavre sera néanmoins décapité sur l’échafaud.

                                VALOIS-SAINT-REMY

                                  VALOIS-SAINT-REMY, Jeanne de, Comtesse de la Motte (Fontette/Aube, 22 juillet 1756 – Londres, 23 août 1794) Aristocrate française célèbre pour son rôle dans « L’affaire du collier de la Reine », une escroquerie montée aux dépens de Marie-Antoinette. Elle est condamnée en 1786 à la perpétuité et marquée au fer rouge mais elle s’échappe de La Salpêtrière en juin 1787 et gagne Londres, où criblée de dettes, elle se défenestre de sa chambre d’hôtel pour échapper à ses créanciers.

                                  VATEL

                                    VATEL, François (Watel, Fritz Karl dit) (Tournai/Picardie, 17 janvier 1631 – Château de Chantilly/Picardie, 24 avril 1671). Intendant et maître d’hôtel français d’origine suisse au service du surintendant Nicolas Fouquet puis « contrôleur général de la bouche » du Prince de Condé. Lors d’une gigantesque fête donnée en l’honneur de Louis XIV, désespérant de voir arriver la marée, surmené, il se jette à trois reprises sur son épée coincée dans la porte de sa chambre.

                                    VAUGEOIS

                                      VAUGEOIS, Françoise-Eléonore (1735 – Prison de Sainte Pélagie, Paris, 29 juillet 1794). Epouse française du révolutionnaire Maurice Duplay. Après la fusillade du Champ de Mars, ils accueillirent Maximilien de Robespierre qui résida chez eux du 18 juillet 1791 jusqu’à son arrestation et son exécution le 28 juillet 1794. Toute la famille fut également arrêtée et incarcérée à Sainte Pélagie. On retrouva madame Duplay pendue dans sa cellule le lendemain.

                                      SUE

                                        SUE, Harutaka (Province de Suo, 1521 – Île de Miyajima, 16 octobre 1555) Daimyo japonais affilié au clan Ouchi au service de son ami Yoshitaka Ouchi. En 1555 ayant perdu la bataille de Miyajima, il se voit contraint de se faire hara-kiri.

                                        WEI ZHONGXIAN

                                          WEI ZHONGXIAN (Chine, 1568 – Pékin, 19 octobre 1627). Eunuque chinois au service de Tianqui, 15e empereur de la Dynastie Ming en 1620, disposant d’un pouvoir illimité, il devient le personnage le plus puissant de la cour, mais à la mort de l’empereur, il est aussitôt démis par son successeur. Pour échapper à un éventuel procès, il s’empresse de se pendre mais son cadavre sera écartelé pour l’exemple.

                                          WITTE

                                            WITTE, Emmanuel De (Alkmaar/Frise, 1617 – Amsterdam, hiver 1692). Peintre hollandais célèbre pour ses intérieurs religieux et domestiques. Installé à Amsterdam en 1655, il est chroniquement endetté à partir de 1658 et il ne peint que pour rembourser ses créanciers. Menacé d’expulsion par son logeur durant l’hiver 1692, il disparaît et on ne repêche son cadavre dans une écluse qu’au printemps, la corde au cou, selon son biographe Arnold Houbraken, on supposa qu’elle s’était rompue et qu’il s’était alors noyé.

                                            YODO-DONO

                                              YODO-DONO (Japon, 1567 ou 1569 – Château d’Osaka, 4 juin 1615) Concubine et deuxième épouse japonaise de Hideyoshi Toyotomi alors l’homme le plus puissant du Japon. Elle est aussi la mère de son successeur Hideyori. Assiégé et vaincu dans leur château d’Osaka par le shogun Tokugawa Ieyasu, elle se réfugie avec son fils dans le donjon où ils commettent le seppuku mettant ainsi fin au clan Toyotomi.

                                              YOSHITAKA

                                                YOSHITAKA, Kuki (Japon, 1542 – Sekigahara/Gifu, 17 novembre 1600) Commandant de la flotte militaire d’abord sous Oda Nobunaga puis sous Toyotomi Hideyoshi. Lors de la bataille de Sekigahara, il est vaincu par Tokugawa Ieyasu et alors qu’il aurait pu avoir la vie sauve, par un caprice du destin il se fait hara-kiri.

                                                YUI

                                                  YUI, Shosetsu (Sunpu, 1605 – Sunpu, 10 septembre 1651). Rônin japonais d’origine modeste, il ouvre une école d’art martial et une armurerie. Entraîné dans une conjuration en 1645, le complot est éventé par les autorités, les meneurs sont arrêtés et sur le point de l’être à son tour, il fait le seppuku. Pour décourager les factieux, son cadavre sera publiquement crucifié.