KORIZIS
KORIZIS, Alexandros (1885 – Athènes, 18 avril 1941). Homme politique grec, il succède, brièvement, comme Premier Ministre, au général dictateur Ioannis Metaxas. Il se suicide lorsque les troupes allemandes envahissent son pays.
KORIZIS, Alexandros (1885 – Athènes, 18 avril 1941). Homme politique grec, il succède, brièvement, comme Premier Ministre, au général dictateur Ioannis Metaxas. Il se suicide lorsque les troupes allemandes envahissent son pays.
KOVSHOVA, Natalya Venediktovna (Ufa/Bachkortostan, 26 novembre 1920 – Sutoki-Byakovo/Novgorod, 14 août 1942). Tireuse d’élite soviétique en binôme avec Marya Polinova au 528ème régiment de Fusiliers, détentrice de 300 victoires. Cernées par les troupes de la Wehrmacht et blessées, au moment où les Allemands pénétraient dans la tranchée, elle fit sauter sa grenade qui les tuât tous.
KREBS, Hans (Helmstedt/Basse-Saxe, 4 mars 1898 – Berlin, 2 mai 1945). Général d’infanterie allemand, promu chef d’état-major, il est chargé, au lendemain du suicide d’Adolf Hitler de négocier une reddition honorable avec les Soviétiques. Ayant échoué, il retourne au bunker sous la chancellerie et s’y tue avec son arme de service dans la salle de conférence. Son corps sera trouvé et identifié par les Russes.
KRO, Hélène (née Hania Mansdorf) (Tarnow/Pologne, 20 septembre 1913 – Paris, 28 décembre 1942) Résistante communiste juive française d’origine polonaise, elle entre en 1942 dans les FTP-MOI (« Francs-Tireurs & Partisans – Main d’œuvre Immigrée »). Raflée avec des grenades en décembre 1942, pour déjouer la souricière tendue par les Allemands, elle saute de son appartement du cinquième étage.
KRÜGER, Friedrich Wilhelm (Strasbourg/Alsace, 1894 – Libau/Lettonie, 9 mai 1945). Officier supérieur et haut dignitaire nazi allemand, général de la SS, il seconde Heinrich Himmler jusqu’en novembre 1943. En 1944, il écrit, amer : – « J’ai perdu mon honneur et ma réputation durant mes quatre années de combat au sein du Gouvernement Général ». Au lendemain de la capitulation allemande, il se tue d’un coup de feu.
KUNER, Benedikt (Schönbach/Bade-Wurtemberg, 20 mars 1889 – Feldberg/Bade-Wurtemberg, 14 mai 1945) Homme politique et criminel de guerre allemand, chef de groupe du NSDAP pour l’arrondissement de Neustadt, il fait fusiller le 21 juillet 1944 dans la Forêt Noire cinq aviateurs américains rescapés d’un bombardier abattu. Il se tue par balle pour éviter d’être capturé par les troupes américaines.
KUNO, Yoshiyasu (? – Golfe de Leyte, 25 octobre 1944). Pilote d’avion japonais, il est le premier à effectuer une mission kamikaze, tentant de jeter son appareil « Zero » sur un transport de troupes mais criblé d’obus par la DCA américaine, il s’écrase en mer, ratant sa cible; son collègue Yukio Seki sera plus chanceux.
KURANOSUKE, Jinbo (Province de mikawa, 1816 – Aizuwakamatsu/Fukushima, 8 octobre 1868) Samouraï japonais de la fin de l’époque Edo affilié au clan Matsudaira, il prend part en 1868 à la guerre civile de Boshin, où il mène avec Tanaka Tosa la défense de la ville fortifiée d’Aizuwakamatsu, lorsqu’ils furent submergés par les troupes impériales, ils se retirèrent chez un médecin où ils commirent le seppuku.
LANGE, Rudolf (Weisswasser/Saxe, 1910 – Poznan/Pologne, février 1945). Fonctionnaire nazi allemand, membre de la SS, il dirige en 1941 le Einsatzkommando 2 qui sera responsable du massacre de soixante mille Juifs lettons. Poursuivi comme criminel de guerre par les Russes, il préfère se tuer.
LEACH, John Catterall « Jack » (Somerset, 1er septembre 1894 – Kuantan/Mer de Chine, 10 décembre 1941) Capitaine de vaisseau britannique, il seconde l’amiral Tom Phillips à bord du cuirassé HMS Prince of Whales coulé par les bombardiers japonais lors de la bataille de Malaisie. Comme son supérieur, il refusera de quitter son vaisseau et coulera avec lui.
LEY, Robert (Nieder-Breidenbach/Hesse, 15 février 1890 – Prison de Nuremberg, 25 octobre 1945). Dirigeant nazi allemand, il dirige le Deutscher Arbeitfront à partir de 1933 et supervise durant la guerre, la mobilisation des travailleurs étrangers. Capturé par les Alliés en mai 1945, il refuse lors du procès de Nuremberg de passer pour un criminel de guerre. Il se pend dans sa cellule avant le verdict.
LEYBOLD, Hans (Francfort-sur-le-Main, 2 avril 1892 – Caserne d’Itzehoe/Schleswig-Holstein, 8 septembre 1914). Poète dadaïste et expressionniste allemand. Enrôlé dans l’infanterie en août 1914, il est blessé et évacué vers un hôpital. La veille de son retour au front, il se tire une balle dans la tête à la caserne.
LIE, Jonas (Christiania/actuelle Oslo, 31 décembre 1899 – Oslo, 11 mai 1945) Homme politique et écrivain norvégien. Sous l’occupation allemande, il est nommé ministre de la police et de la justice par le gouvernement collaborationniste de Quisling de 1942 à 1945. Il sera alors en contact étroit avec Josef Terboven et Heinrich Himmler et devient chef de la SS norvégienne. Il se suicide le jour de la libération de son pays.
LIEBERMANN, Martha (née Marckwald) (Berlin, 8 octobre 1857 – Berlin, 10 mars 1943). Epouse du peintre impressionniste Max Liebermann dont les origines juives lui vaudront d’être destitué de toutes ses charges et son art jugé dégénéré par les nazis en 1933. Il décède en 1935. Bien que très âgée, pour éviter d’être envoyée en camp de concentration, elle met fin à ses jours.
LINDEN, Herbert (Constance/Bad Wurtemberg, 14 septembre 1899 – Berlin, 27 avril 1945) Médecin et haut fonctionnaire allemand, membre du parti nazi. Comme Philipp Bouhler et Otto Hellmuth, il participera de 1939 à 1941 au programme euthanasique Aktion T4 qui exterminera plus de 70 000 handicapés et malades mentaux. Il se tue trois jours après la chute de Berlin.
LISSO, Ernst Kurt (7 mars 1892 – Leipzig/Saxe, 18 avril 1945). Fonctionnaire nazi allemand, trésorier municipal de la ville de Leipzig, en compagnie de son épouse, Renate Stephanie Lübbert (12 avril 1895 – 18 avril 1945) et de leur fille, Regina (24 mai 1924 – 18 avril 1945), ils s’empoisonnent ensemble au cyanure dans le bureau de l’hôtel de ville, le jour de la prise de la cité par les troupes américaines. Le bourgmestre Freyberg et le général Dönicke se tueront de la même manière dans le même bâtiment.
LORITZ, Hans (Augsbourg/Bavière, 21 décembre 1895 – Prison de Neumünster/Schleswig-Holstein, 31 janvier 1946). Officier nazi allemand ayant grade de colonel dans la SS, il commandera avec brutalité et corruption les camps de concentration d’Esterwegen, Dachau et Sachsenhausen. Arrêté puis identifié par les Britanniques et sur le point d’être remis aux Soviétiques, il se pend dans sa cellule.
LUCEY, Jeff (Massachusetts, 1981 – Belchertown/Massachusetts, 22 juin 2004). Marine américain, caporal au 6e Bataillon des Transports Motorisés, il disait avoir été forcé d’exécuter deux prisonniers durant la guerre en Irak en 2002. Rentré avec son unité aux Etats-Unis en 2003, un an plus tard, toujours traumatisé, il se pend dans le garage de ses parents.
LU XIUFU, Junshi (Yancheng/Jiangsu, 1236 – Mont Ya, 19 mars 1279) Homme politique et commandant militaire chinois au service de Song Bing, dernier empereur enfant de la dynastie Song. Attaquées par les Mongols de Kubilaï Khan au Mont Ya, l’armée et la marine des Song sont anéanties. Lu ordonne alors à sa femme de se suicider puis empoignant l’empereur, il se précipite du haut de la falaise dans l’embouchure du fleuve Xi Jiang.
MAGNARD, Albéric (Paris, 9 juin 1865 – Baron/Oise, 3 septembre 1914). Compositeur français de musique classique surnommé le « Bruckner français ». Son manoir étant attaqué par des fantassins allemands, il en tue un et en blesse un autre. L’officier allemand ayant alors fait bouter le feu, Magnard préféra se tuer d’un coup de fusil.
MAGNENCE (Rhénanie, 303 – Lyon, 10 août 353). Commandant romain d’origine barbare. Ayant renversé l’empereur Constant en 350, il usurpe le pouvoir en se faisant élire Auguste à Autun et nomme son frère Decentius co-empereur, mais il est contre attaqué par Constance II qui lui inflige une première défaite à Musa en 352 puis le vainc définitivement au Mont Seleucus près de Gap en 353. Magnence se jette sur son glaive.
MAKI, Yasuomi (Kurume/Fukuoka, 7 avril 1813 – Tennozan/Settsu, 22 août 1864) Samouraï et prêtre Shinto japonais de la fin de l’époque Edo affilié au clan Arima, il prend part le 20 août 1864 à la rébellion des portes Hamaguri qui échoue. Traqué par les troupes d’Aizu et Shinsen Gumi, il se fait hara-kiri près d’Osaka.
MALIK, Roman Vasilievich (RU/1973 – Partizansk/Primorsky, 14 octobre 2022) Lieutenant-colonel russe, vétéran de la guerre en Tchétchénie et chargé en Mandchourie du recrutement des militaires pour aller combattre en Ukraine. Il se pend à son domicile mais comme Vadim Boyko, son suicide est contesté par une certaine presse.
MANZIARLY, Constance ((Innsbruck/Tyrol, 14 avril 1920 – Berlin, 2 mai 1945) Cuisinière diététicienne autrichienne au service personnel d’Adolf Hitler dans le dernier bunker berlinois. De peur de tomber aux mains des soldats soviétiques, elle croque une ampoule de strychnine peu avant l’ultime assaut.
MARCHAL, Pierre (alias « Hussard ») (? – Paris, 23 septembre 1943). Commandant et résistant français durant la Seconde Guerre mondiale. Parachuté en France en 1943 comme délégué militaire national de la zone Nord, il est arrêté dès son arrivée à Paris, dénoncé par sa logeuse. Il croque sa pastille de cyanure durant son transfert à la Gestapo.
MARGIRIS ou MARGIS (? – Punia/Lituanie, 25 février 1336). Prince lithuanien assiégé dans son château par les chevaliers teutoniques, plutôt que de se rendre, il choisira le suicide de masse, boutant d’abord le feu puis, comme Eléazar Ben Yaïr à Massada, passant par le fil de l’épée hommes, femmes et enfants avant de se jeter sur son épée.
MARTEL, Thierry Jean Marie François de Janville de (Maxéville/Lorraine, 1875 – Paris, 14 juin 1940). Neurochirurgien français, cet élève de Babinsky sera le précurseur de la chirurgie du cerveau. Le jour de l’entrée des blindés allemands dans Paris, il préfère s’injecter une dose de strychnine plutôt que de subir un tel déshonneur. Il sera l’un des quinze Parisiens – dont le peintre Billotey – qui choisiront ce jour-là de se donner la mort. Apprenant la nouvelle, André Gide confie à Paul Valéry : – « Quelle abnégation ! ». Valéry alors de crier au valet : – « Vite, votre maître délire, il vient de dire “abnégation”. »
MASASHIGE, Kusunoki (1294 – Minatagawa/Kobe, 1336). Samouraï japonais au service de l’empereur Go-Daigo. En 1336, en compagnie du fils de l’empereur, le prince Takanaga et de Yoshida Nitta, il livre bataille à Minatagawa au clan Ashikaga. Vaincu, il commet le seppuku avec six cents de ses hommes. La tradition rapporte qu’au moment de mourir, il aurait dit : – « Que n’ai-je pas sept vies que j’aurais pu offrir à ma patrie ! ».
MATHESIUS, Kurt (19 septembre 1910 – Dachau/Bavière, mai 1947). Officier nazi allemand, SS Obersturmführer, il commande le camp de concentration de Nordhausen. Arrêté par les Américains et interné, il se pend avant son procès.
MATSUNAGA, Hisahide (Japon, 1510 – Château de Shigisan/Kansai, 19 novembre 1577) Samouraï et daimyo japonais vassal du clan Miyoshi, il se rallie en 1568 à Oda Nobunaga pour mieux le trahir en 1577 mais aussitôt assiégé et vaincu dans son château de Shigisan, il brisa d’abord son bol de thé avant de commettre le seppuku, son fils Kojiro l’ayant décapité, il sauta des murailles avec la tête de son père et son katana sur la gorge.
MAXIMIEN, Marcus Aurelius Valerius (Sirmium/Pannonie, ca 250 – Massilia/Gaule Narbonnaise, juillet 310). Empereur romain – avec Dioclétien – de 286 à 305. Rappelé peu après par son fils Maxence comme Auguste, il bat ses ennemis mais en 308, il se révolte contre son fils et marche sur Rome avec son beau-fils Constantin, mais ils sont vaincus et doivent se réfugier en Gaule. Maximien s’y fait proclamer empereur pour la troisième fois en 310 mais il est défait par Constantin qui l’accule au suicide : il se pend.
MEISTER, Joseph (Alsace, 21 février 1876 – Paris, 16 juin 1940). Ce jeune garçon français est le premier être humain à avoir été inoculé contre la rage par Louis Pasteur en 1885 après avoir été mordu par un chien enragé. Adulte, il s’engage comme gardien à l’Institut Pasteur. En 1940, deux jours après l’entrée des troupes allemande dans Paris, parce qu’il ne supporte pas l’idée que des soldats de la Wehrmacht viennent visiter la crypte de Pasteur, il se tue avec son revolver d’ordonnance de la Première Guerre.
MIDAS (Phrygie/actuelle Turquie, fin du VIème siècle – Gordion/Phrygie, début du VIIème siècle) Roi de Phrygie vaincu par les Cimmériens, il s’empoisonne dans Gordion, sa capitale envahie et dévastée avec une toxine que les Grecs appelaient « sang de taureau ».
MILTON, John (Louisville/Georgie, 20 avril 1807 – Marianna/Floride, 1er avril 1865). Avocat et homme politique démocrate américain, cinquième gouverneur de la Floride. A la fin de la guerre de Sécession, lorsqu’il comprend que le Sud va perdre, il déclare dans son dernier discours : « La mort est préférable à la réunion ». Retiré dans sa résidence de campagne, il se tire une balle dans la tête.
MINAMOTO no TAMETOMO (1139 – Iles Ryükyü, 1170). Samouraï japonais devenu légendaire pour ses qualités d’archer. En lutte contre le clan Taira, il est cerné par ses ennemis sur un îlot. Selon les chroniques anciennes, il serait alors le premier samouraï à avoir commis le seppuku en s’ouvrant le ventre avant de se trancher la gorge.
MINAMOTO no YORIMASA (1106 – Uji/Kyoto, 1180). Poète et samouraï japonais, il mènera les troupes du clan Minamoto lors de la guerre Genpei en 1180 contre le clan Taira. Défait à la bataille d’Uji, après avoir écrit son poème de mort, il fait seppuku dans le temple Byodo-In. Son assistant lui coupa la tête et la jeta dans la rivière Uji afin que ses ennemis ne puissent s’en emparer.
MINAMOTO, Yoshitsune (1159 – Fort Koromagava, 13 juin 1189). Samouraï japonais, chef de guerre du clan Minamoto. Vaincu par ses ennemis, il fait seppuku après avoir tué sa femme et sa fille.
MÜNCHHAUSEN, Börries von (Hildesheim/Basse-Saxe, 20 mars 1874 – Windischleuba/Thuringe, 16 mars 1945) Aristocrate, poète et écrivain allemand, un des principaux représentants du renouveau de la ballade germanique. Signataire en 1933 du serment de fidélité des artistes à Adolf Hitler, il travaillera sous la direction du Ministre de l’Education, Bernhard Rust. Sa femme décède, les troupes russes approchent et peu avant son 71ème anniversaire, il s’empoisonne dans son château.
MIRKAN, Arin (Dilar Gencxemis alias) (Afrin/Alep, ca 1980 – Kobane/Syrie, 5 octobre 2014). Militante YPJ et combattante kurde syrienne, cernée par des djihadistes de l’EIL (Etat Islamique du Levant), n’ayant plus de cartouches et ne voulant pas tomber entre leurs mains, elle se jette au milieu d’eux avant de se faire exploser, tuant vingt-sept d’entre eux.
MITHRIDATE VI EUPATOR (ca 132 BC – Panticapée/Crimée, 63 BC). Roi du Pont, il entre en conflit avec les Romains, il est finalement vaincu par Pompée et détrôné par son fils Pharnace, il tente de s’empoisonner oubliant qu’il était « mithridatisé », après avoir empoisonné ses deux filles, il se fait alors poignarder par Bituitis, son garde du corps galate.
MODEL, Walter Otto Moritz (Genthin/Saxe, 24 janvier 1891 – Ratingen/Rhénanie, 21 avril 1945). Feld-maréchal allemand dans la Wehrmacht, surnommé « le pompier d’Adolf Hitler », il combattra sut tous les fronts, à l’Est et à l’Ouest. Ne supportant pas l’idée d’être fait prisonnier par les Alliés, une semaine avant le suicide de son maître, il se tire une balle de revolver dans la tête dans une zone boisée.
MOLL, Carl Julius Rudolf (Vienne, 23 avril 1861 – Vienne, 13 avril 1945) Peintre paysagiste et galeriste autrichien, cofondateur en 1898 de la Sécession viennoise avec Gustav Klimt dont il sera l’un des mécènes. National Socialiste et sympathisant du 3e Reich, début avril 1945, à l’arrivée des troupes soviétiques, il passe un pacte de suicide avec sa fille et son gendre et ils s’empoisonnent dans sa villa
MOLON (? – Près de Babylone, 220 BC). Général grec au service du roi séleucide Antioche le Grand qui lui offre la satrapie de Médie en 223 BC. Entraîné dans une révolte avec son frère Alexandre contre son suzerain, il lève une forte troupe mais lorsqu’il est attaqué par l’armée royale, son aile gauche déserte, Molon se jette alors sur son glaive pour ne pas tomber aux mains du roi, qui fera néanmoins crucifier son cadavre pour l’exemple.
MONTUA, Max (Prust/Prusse-Occidentale, 18 mai 1886 – Dahme/Mark/Brandebourg, 20 avril 1945) Officier allemand inscrit au parti nazi en 1933. Il travaillera pour la police de Cracovie en 1939 puis à celle de Varsovie en 1940 enfin à Bialystok où il participera à l’éradication du ghetto en 1941. Il rejoint la SS en 1943. Il se tue peu avant la chute de Berlin.
MORAVEC, Emanuel (Prague, 17 avril 1893 – Prague, 5 mai 1945). Officier, écrivain et homme politique tchécoslovaque; devenu fasciste, il collabore avec l’occupant nazi et devient de 1942 à 1945, Ministre de l’Education du Protectorat de Bohême-Moravie. Il échappe au commando tchèque TIN de Ludvik Cupal et Jaroslav Svarc parachuté fin avril 1942 pour l’exécuter. A la fin de la guerre, craignant d’être fusillé pour trahison, il préfère anticiper en se tuant d’une balle.
MOROZOV, Alexeï alias MURZ (Russie, 1980 – Russie, 21 février 2024) Blogueur et militaire russe ; bien qu’ultranationaliste, écœuré, il venait de déplorer sur sa chaîne Telegram les lourdes pertes russes pour la prise d’Avdiivka en Ukraine avant de se suicider par balle.
MOSZKOWIC, Daniel (Varsovie, 1905 – Bialystok, ca 19 août 1943). Résistant juif polonais, le 15 août 1943, il seconde Mordechaï Tenenbaum-Tamaroff, pour mener l’insurrection du ghetto de Bialystok, mais peu et mal armés, ils sont rapidement décimés par les troupes allemandes. Il se tue par balle pour ne pas tomber aux mains des nazis.
MOULIN, Jean-Baptiste (Caen/Calvados, 28 janvier 1754 – Cholet/Vendée, 8 février 1794) Général d’infanterie français sous la Révolution. Lors de la guerre de Vendée, le 29 janvier 1794, il occupe Cholet où il est assailli par les Royalistes de Stofflet ; grièvement blessé de deux balles, cerné, il se tire une balle de pistolet sous le menton pour ne pas être capturé par les Vendéens.
MÜLLER, Ludwig (Gütersloh/Westphalie, 23 juin 1883 – Berlin, 31 juillet 1945) Pasteur protestant allemand proche du nazisme dès sa création en 1920. Nommé « évêque du Reich » à Berlin en 1934. Il restera un nazi fidèle jusqu’à la fin, cardiaque, il force sur sa médication peu après la capitulation.
MÜNZENBERG, Willi (Erfurt/Thuringe, 14 août 1889 – Saint-Marcellin/Isère, 21 octobre 1940). Activiste communiste allemand. Exclu du KPD en 1937, il se réfugie en France en 1939, interné en mai 1940, il est transféré dans le sud où l’on perd sa trace. On retrouve son cadavre pendu à un arbre : suicide ou assassinat politique ? (Suicide contestable)
MURR, Wilhelm (Esslingen/Bade Wurtemberg, 16 décembre 1888 – Egg/Autriche, 14 mai 1945) Homme politique allemand adhérant au parti nazi en 1923. Gauleiter du Gau Wurtemberg-Hohenzollern de 1928 jusqu’à sa mort. Une semaine après la capitulation de l’Allemagne, il passe un pacte de suicide par le poison avec son épouse.
MUS, Publius Decius (? – Veseris/Campanie, 340 BC). Soldat et consul romain vainqueur des Samnites en 343 BC mais lors de la bataille contre les Latins trois ans plus tard, pour s’assurer de la victoire, il se voua aux Dieux infernaux avant de se jeter dans les rangs ennemis où il tomba finalement sous les coups.
NAGUMO, Chuichi (Yonezawa/Yamagata, 25 mars 1887 – Saipan/Îles Marianne, 6 juillet 1944). Vice-amiral japonais durant la Seconde Guerre mondiale, il commande l’attaque contre Pearl Harbor. Limogé après la défaite navale de Midway, il ne survivra pas à la chute de Saipan et fera seppuku.
NAKANO, Seigo (Fukuoka/Kyushu, 12 février 1886 – Tokyo, 27 octobre 1943). Homme politique ultra nationaliste japonais, il s’inspire du fascisme occidental pour fonder en 1936 le parti Tohokai qui prône le totalitarisme dans son pays. Au milieu de la guerre, suspecté par le régime de Tojo de vouloir pactiser avec les Britanniques, il est assigné à résidence en octobre 1943; il s’y fait seppuku.
NEDIC, Milan (Grocka/Serbie, 2 septembre 1878 – Belgrade/Yougoslavie, 4 février 1946). Général et homme politique serbe, il collabore avec l’occupant nazi et forme un gouvernement de Salut National spéculant sur la création future d’un état serbe indépendant. Arrêté à la fin de la guerre par les Britanniques, il sera remis aux mains du gouvernement yougoslave. Officiellement, il se défenestre en prison mais pour d’autres, il aurait été sommairement exécuté pour éviter un procès public. (Suicide contestable)
NICHOLSON, Claude (Londres, 2 juillet 1898 – Rotenburg an der Fulda/Hesse, 26 juin 1943) Officier d’infanterie britannique, il défend héroïquement fin mai 1940 le port de Calais contre les Allemands permettant ainsi l’embarquement des troupes franco-britanniques. Prisonnier de guerre en Hesse, il tombe en dépression et se défenestre.
NICOMACHUS FLAVIANUS, Virius (334 – Aquilée, 6 septembre 394) Historien, grammairien et homme politique romain. Préfet du prétoire en Afrique, questeur à Constantinople puis préfet du prétoire en Italie en 390. Mais anti-chrétien, il soutient la rébellion d’Eugène contre l’empereur Théodose 1er. La bataille décisive de la rivière Frigidus a lieu près d’Aquilée les 5 et 6 septembre 394 entre Eugène, le général Arbogast et Nicomachus face à Théodose 1er et ses Wisigoths. Vaincu et capturé, Eugène est aussitôt décapité, Arbogast et Nicomachus se jettent sur leur glaive.
NIKOKLES ou NICOCLES (Chypre ? – Paphos/Chypre, 306 BC) Dernier roi chypriote de Paphos, vassal du pharaon d’Egypte, Ptolémée 1er qu’il trahit au profit d’Antigone le Borgne lors de la guerre des Diadoques. Cerné dans son palais par les troupes de Ptolémée, qui le contraignent à se tuer, il se pend avec ses frères tandis que son épouse Axiothea après avoir mis à mort leurs filles, met le feu au palais et périt.
NITTA, Yoshiaki (? – Karagasaki/Fukuoka, 7 avril 1337). Samouraï japonais au service du prince impérial Takanaga. Vaincu avec ce dernier et le commandant Masashige par le clan Ashikaga à la bataille de Minatagawa en 1336. Il se réfugie avec son maître dans la forteresse de Karagasaki, assiégés en janvier 1337, au bout de deux mois, ils en seront réduits à manger leurs chevaux puis à pratiquer le cannibalisme; le jour de l’assaut final, il fait le seppuku avec son maître.
NOBUNAGA, Oda (Château de Nagoya/Province d’Owari, 23 juin 1534 – Temple d’Honnoji/Kyoto, 21 juin 1582). Puissant conquérant Daimyo japonais durant la période Sengoku. Trahi, il est contraint par un de ses généraux révoltés, Akechi Mitsuhide et Akashi Gidayu, de faire seppuku. Un de ses samouraïs, Katsuie Shibata subira bientôt le même sort.
NUNOI, Ryosuke (Kobe/Hyogo, 18 janvier 1909 – Birmanie, 21 juillet 1945) Tennisman japonais, il atteint en 1933 la finale en double messieurs à Wimbledon avec Jiro Sato. Enrôlé dans l’armée japonaise en 1940 ; sur le point d’être capturé en Birmanie par les troupes britanniques, il se tue avec son pistolet d’ordonnance au bord du fleuve Sittang.
OBATA, Hideyoshi (Préfecture d’Osaka, 2 avril 1890 – Île de Guam, 11 août 1944) Général japonais chargé en février 1944 de la défense des îles Marianne. Ayant établi son Q.G. à Guam, il est rapidement submergé par l’attaque américaine, après avoir donné l’ordre à ses troupes de se battre jusqu’à la mort, il commet le seppuku rituel.
ODENA, Lina (Pauline Odena Garcia alias) (Barcelone/Catalogne, 22 janvier 1911 – Grenade/Andalousie, 14 septembre 1936) Dirigeante communiste, journaliste et milicienne espagnole. Cofondatrice en 1933 du Parti Communiste de Catalogne. En 1936, elle est nommée secrétaire nationale du « Comité de lutte des femmes contre la guerre et le fascisme ». Sur le point d’être arrêtée par les phalangistes, elle se tue avec son arme.
OERTZEN, Hans-Ulrich Von (Berlin, 6 mars 1915 – Berlin, 21 juillet 1944). Aristocrate et major d’infanterie allemand compromis dans l’attentat manqué de la « Schwarz Kappel » contre Adolf Hitler le 20 juillet 1944. Sur le point d’être arrêté par la Gestapo, comme son complice Von Tresckow, il se fait sauter la tête entre deux grenades.
OGAWA, Kiyoshi (Préfecture de Gunma, 22 octobre 1922 – Okinawa/Japon, 11 mai 1945). Enseigne de vaisseau pilote d’avion kamikaze japonais, à bord d’un Mitsubishi A6M Zero, trente secondes après le passage de Seizo Yasunari, il largue une seconde bombe de 250 kilos sur la piste d’envol du porte-avions américain USS Bunker Hill avant de s’écraser sur le pont causant la mort de 393 marins américains.
ONISHI, Takejiro (Tamba/Hyoga, 2 juin 1891 – Tokyo, 15 août 1945). Vice-amiral japonais, créateur des escadrilles de kamikaze – pilotes suicides – en octobre 1944. Il fait seppuku à l’annonce de la reddition de son pays et en offrande aux quatre mille pilotes sacrifiés. Ayant refusé l’assistance d’un second et n’ayant plus la force de se trancher la gorge, il mettra quinze heures avant de succomber le 16 août.
OTA, Minoru (Nagara/Chiba, 7 avril 1891 – Okinawa, 13 juin 1945). Lieutenant général japonais, sous les ordres du Lieutenant Général Ushijima durant la bataille d’Okinawa. Après treize jours de violents combats les Marines américains s’emparent du Grand Quartier Général de la Marine Japonaise. Il se tue avec son arme de poing dans la salle souterraine du quartier général de la marine.
OTHON, Marcus Salvius (Ferentino/Latium, 28 avril 32 – Rome, 15 avril 69). Empereur romain, il succède le 15 janvier 69 à Néron. Contesté par Vitellius, ses troupes sont écrasées par les légions de ce dernier à Bédriac. Afin d’éviter la guerre civile et dans l’intérêt supérieur de l’Etat, il décide de mettre fin à ses jours après un règne éphémère de trois mois. « Ensuite, écrit Plutarque, il prit son glaive à deux mains, et, pressant la pointe contre son estomac, il se laissa tomber dessus, sans manifester sa douleur autrement que par un soupir. »
OTSUKA, Akio (Japon, 1922 – Okinawa/Japon, 28 avril 1945). Pilote d’avion kamikaze japonais, avant de s’envoler pour son ultime mission, il écrit « Je ne meurs pas sans regret ».
OTTO, Paul (Schlesinger dit) (Berlin, 8 février 1878 – Berlin, 25 novembre 1943). Acteur de cinéma et cinéaste allemand promu en 1942 par Josef Goebbels à la tête de la Chambre Culturelle du Reich, mais en septembre 1943, on découvre ses origines juives, pour prévenir la déportation, il passe un pacte de suicide avec sa femme, Charlotte Klinder, et ils se tuent à leur domicile.
PARODI, René (Rouen/Normandie, 8 février ou 8 décembre 1904 – Prison de Fresnes, 16 avril 1942). Magistrat et résistant français, chef du réseau « Libération-Nord », il est arrêté par la Gestapo le 6 février 1942, emprisonné et torturé. Il est retrouvé pendu dans sa cellule, s’est-il suicidé pour ne pas avouer sous la torture ou fut-il sommairement exécuté ? (Suicide contestable)
PCHELNIKOV, Pavel (Russie, 1970 – Moscou, 28 septembre 2022) Oligarque russe, haut responsable de la Compagnie Ferroviaire Russe (RDZ) fortement critiqué parce qu’il n’aurait pas su protéger les infrastructures ferroviaires des hackers ukrainiens. Il se tue par balle sur son balcon s’ajoutant ainsi à la troublante liste des oligarques suicidés en 2022 autour de Vladimir Poutine comme Melnikov, Shulman, Tyulyakov, Watford, Avayev…
PECHAU, Manfred (Halle-sur-Saale/Saxe, 23 décembre 1909 – Munich/Bavière, 18 mars 1950) Philologue allemand entré au parti nazi en 1932, responsable d’autodafés de livres à l’université de Greifswald en 1934. Recruté comme SS en 1941, il commande l’einsatzkommando 1 B charger de liquider toute résistance autour de Leningrad. Menacé de poursuites en 1950, il se tue.
PERECHODNIK, Calel (Varsovie, 8 septembre 1916 – Varsovie, août septembre 1944). Résistant juif polonais, engagé début 1941 dans la police juive du ghetto. Après que sa femme et sa fille aient été envoyé au camp d’extermination de Treblinka, il s’échappe du ghetto et se cache dans la ville, où il écrit ses souvenirs. Il participe au soulèvement de Varsovie le 1er août 1944, il s’empoisonne au cyanure pour ne pas être capturé. La rébellion sera définitivement écrasée le 2 octobre 1944.
PERRON, Eddy du (Charles Edgar dit) (Près de Batavia/Indonésie, 2 novembre 1899 – Bergen/Hollande, 14 mai 1940). Ecrivain néerlandais. Est-ce une coïncidence s’il meurt le même jour – celui de l’invasion des Pays-Bas par les Allemands – et de la même manière que son ami Menno ter Braak par overdose de médicaments
PETERSON, Alyssa (Arizona, 1976 – Tal-Afar/Irak, 15 septembre 2003). Femme militaire américaine engagée au service de renseignements de la 101e Division aéroportée en Irak. Choquée par la manière d’interroger les suspects, elle se tue avec son arme de service à la base aérienne. Le rapport militaire a conclu à une mort par « décharge d’arme à feu non hostile ».
PETUNIN, Ivan Vitalievich alias Walkie (Belorechensk/Caucase, 24 mai 1995 – Krasnodar/Russie, 30 septembre 2022) Rappeur russe. Il poste une vidéo d’adieu sur « Telegram » avant de se défenestrer de son immeuble pour éviter d’aller combattre sur le front ukrainien.
PHASAËL (? – Près de Jérusalem, 40 BC). Prince juif de la dynastie des Hérodiens, frère aîné d’Hérode le Grand. Gouverneur de Jérusalem en 47 BC puis tétrarque de Judée en 41 BC. En lutte contre Antigone, roi de Judée, soutenu par les Parthes, il se réfugie dans Jérusalem, mais il est livré, contre promesse de paix, aux Parthes. Plutôt que de tomber entre les mains d’Antigone, il se fracasse la tête contre une muraille.
PHILLIPS, Thomas dit « Tom Pouce » (Falmouth/Cornouailles, 19 février 1888 – Kuantan/Mer de Chine, 10 décembre 1941) Amiral britannique de la Royal Navy, commandant le cuirassé HMS Prince of Whales qui sera coulé par l’aviation japonaise durant la bataille de Malaisie. Comme son capitaine de vaisseau John Leach, il refusera de quitter son navire et coulera avec lui.
PHUNG THI CHIN (Nâm Viet ? – Nâm Viet, 43). Aristocrate et héroïne vietnamienne, elle rejoint la brève rébellion des sœurs Trung contre l’occupant chinois. La légende veut que lors de l’ultime bataille contre l’envahisseur, elle ait accouché, tenant le bébé d’une main et ferraillant avec le sabre de l’autre. Encerclée, lorsqu’elle apprend le suicide des deux sœurs, elle égorge le bébé avant de se poignarder.
PIROJKOV, Boris Grigorievitch (Perm/Oural, 17 juillet 1917 – Au-dessus de la Mer Noire, 4 septembre 1942). Pilote de chasse soviétique, il abat son premier avion par « taran » – un abordage volontaire – lors de la bataille de Moscou et y survit. Il sera moins chanceux en se jetant sur un bombardier Heinkel 111 lors de la bataille de Novossibirsk.
PIROTH, Charles (Champlitte/Haut-de-Saône, 14 août 1906 – Dien Bîen Phu/Vietnam, 15 mars 1954). Lieutenant-colonel français commandant l’artillerie lors de la bataille de Dien Bîen Phu. Quittant le PC en grommelant « C’est foutu, on va au massacre et c’est ma faute », il rentre dans son abri et se fait sauter avec une grenade serrée sur la poitrine.
POLINOVA, Marya Semionovna (URSS, 1922 – Sutoki-Byakovo/Novgorod, 14 août 1942). Femme-soldat soviétique au 528ème régiment de Fusiliers en binôme avec la tireuse d’élite Natalya Kovshova. Cernées par les fantassins de la Wehrmacht, blessées et refusant de se rendre, elles attendent que les Allemands pénètrent dans la tranchée avant de faire sauter la grenade de Natalya qui les tuent tous.
POZNANSKA, Zofia ou Zosha (Lodz, 8 juin 1906 – Prison de Saint-Gilles/Bruxelles, 28 septembre 1942) Résistante juive polonaise membre du groupe communiste l’Orchestre rouge où elle était experte en chiffrement. Arrêtée à Bruxelles par l’Abwehr le 13 décembre 1941, elle se pend dans sa cellule pour ne pas révéler le code aux Allemands sous la torture.
PREZIOSI, Giovanni (Torre dei Lombardi/Lombardie, 24 octobre 1881 – Milan/Lombardie, 26 avril 1945). Homme politique fasciste italien, surtout connu pour son militantisme antisémite, en 1921, il traduit en italien « les Protocoles de Sion ». Pour éviter le sort de Mussolini, il préfère se jeter par la fenêtre.
PRICE, David (Cilicum/Pays de Galles, 1790 – Petropavlovsk, 31 août 1854). Officier naval britannique nommé amiral en 1850. Lors de la guerre de Crimée, peu avant d’engager le combat contre deux frégates russes, il se tue d’un coup de pistolet dans sa cabine.
PRÜTZMANN, Hans-Adolf (Tolkemit/Prusse, 31 août 1901 – Lüneburg/Basse-Saxe, 21 mai 1945). Officier nazi allemand, général dans la SS et lieutenant général de la police en 1941 sur le front de l’Est où il jouera un rôle majeur dans l’extermination des populations juives. Arrêté par les Alliés, il se pend dans sa cellule.
PÜTZ, Karl (Aix-la-Chapelle/Rhénanie, 7 février 1911 – St Märgen/Forêt Noire, 6 mai 1945) Juriste, policier et officier SS allemand. En 1942, il fait fusiller 5000 Juifs en Ukraine à Rovno puis 1700 à Misocz. En 1943, il dirige des fusillades de masse au camp d’extermination de Majdanek. Il se suicide deux jours avant la reddition de son pays.
QU YUAN (Royaume de Chu, 343-340 – Rivière de Miluo, – 290-278). Poète chinois et secrétaire du roi de Chu, Hua. Abusivement renvoyé par le roi puis exilé par le fils aîné du roi, il se jette dans la rivière Miluo après la défaite du Royaume de Chu par les Qin.
RAGINIS, Wladyslaw (Daugavpils/Lettonie, 27 juin 1908 – Wizna/Pologne, 10 septembre 1939) Capitaine d’infanterie polonais. Le 27 août 1939, il commande la défense de Wizna avec 720 hommes contre 40 000 Allemands. Le 10 septembre, n’ayant plus de munitions, il fait déposer les armes et grièvement blessé, il se fait sauter avec une grenade.
REDIESS, Wilhelm (Heinsberg/Westphalie, 10 octobre 1900 – Oslo, 8 mai 1945). Officier nazi allemand, il reçoit en 1941 le commandement de la SS pour la Norvège occupée. Lorsqu’il apprend la capitulation allemande, il se tue avec son arme de service au château royal de Skaugun en compagnie de son complice Josef Terboven.
ROBINET, Maurice (? – Paris, 19 octobre 1942). Cantonnier et résistant français, lieutenant des FTP (« Francs-Tireurs et Partisans »), il constitue à partir de 1941 un dépôt d’armes aux Buttes Montmartre. Arrêté, pour éviter de parler sous la torture, il s’empoisonne au poste de police et décède à l’Hôpital Saint-Denis.
ROCH, Heinz (Essen/Rhénanie-Westphalie, 17 janvier 1905 – Trondheim/Norvège, 10 mai 1945) Criminel de guerre allemand inscrit au parti nazi dès 1922 puis à la SS en 1930, il s’engage dans les « Totenkopf » en 1939, il chasse de 1943 à 1944 les Juifs, les partisans et les communistes en Crimée. Envoyé en Norvège fin 1944, trois jours après la capitulation du Reich et ne voulant pas être capturé par les Alliés, il met fin à ses jours.
RÖDL, Arthur (Munich/Bavière, 13 juin 1898 – Stettin/Poméranie, 5 avril 1945) Criminel de guerre allemand, il adhère au parti nazi en 1923 et entre à la SS en 1928. Commandant-adjoint du camp de Buchenwald en 1938, il dirige le camp de concentration de Gross-Rosen de 1941 à 1942. Il termine en Ukraine puis en Pologne où, sur le point de tomber aux mains des Soviétiques, il se fait sauter avec une grenade à manche.
ROMMEL, Erwin Johannes Eugen (Heidenheim an der Brentz/Bade-Wurtemberg, 15 novembre 1891 – Herrlingen/Bade-Wurtemberg, 14 octobre 1944). Maréchal allemand commandant l’Afrika Korps – surnommé « Le Renard du désert » – de 1941 à 1943. Compromis dans le complot de la « Schwarz Kappel » contre Hitler le 20 juillet 1944, ce dernier le convoque le 13 octobre mais Rommel refuse de s’y rendre. Deux généraux de l’OKW, dont Wilhelm Burgdorf viennent alors le trouver pour lui donner le choix entre une condamnation à mort par le Tribunal du Peuple ou le suicide. Rommel choisit de croquer une capsule de cyanure, mais comme il était très populaire, son décès passa pour une embolie.
ROSHCHINA ou ROSHCHYNA, Viktoria (Zaporojie/Ukraine, 6 octobre 1996 – Prison de Taganrog/Russie, 19 septembre 2024) Journaliste ukrainienne travaillant pour Ukrainska Pravda, Radio Free Europe et Hromadska. Capturée par les troupes russes en août 2023 dans l’est de l’Ukraine occupée, elle décède en détention par grève de la faim.
ROST VAN TONINGEN, Meinoud Marinus (Surabaya/Indonésie, 19 février 1894 – Prison de Scheveningen, 6 juin 1945). Homme politique néerlandais, membre du Mouvement National-Socialiste (NSB), il collaborera activement durant la Seconde Guerre avec l’occupant nazi. Capturé sur le front par les troupes canadiennes le 8 mai 1945, il est incarcéré à la prison de Scheveningen, où il se jette par-dessus une balustrade. Sa veuve s’efforcera en vain de prouver qu’on l’avait assassiné pour qu’il ne parle pas.
ROTBLAT, Lutek (Varsovie, 1918 – Varsovie, 8 mai 1943). Résistant juif polonais, membre de l’Organisation Juive de Combat. A l’issue de l’écrasement de la révolte du ghetto de Varsovie, cerné par les SS dans le bunker de la rue Mila, suite aux exhortations au suicide de Jurek Wilner, il tire d’abord sur sa mère puis retourne l’arme contre lui.
RÖTH, Friedrich Ritter Von (Nuremberg/Bavière, 29 septembre 1893 – Nuremberg, 31 décembre 1918) Officier d’aviation allemand, as de la première guerre mondiale en étant le pilote ayant abattu le plus de ballons d’observation ennemis. Il se suicide par arme à feu.
RUFFIN, Edmund (Comté du Prince George/Virginie, 5 janvier 1794 – Comté d’Amelia/Virginie, 18 juin 1865) Agriculteur, esclavagiste et activiste politique américain ; radicalement sudiste, malgré son grand âge, il s’enrôle dans l’armée confédérée et tire le 12 avril 1861 le premier coup de feu de la bataille de Fort Sumter qui déclenchera la guerre de Sécession. N’admettant pas la défaite du Sud, il place le canon de son fusil en bouche et avec l’aide d’un bâton fourchu, appuie sur la gâchette.